Aux origines des liens entre services de renseignement et cybercriminels russes

cybercriminalité
cybercriminalité

En 2002, des cybercriminels du monde entier se réunissaient à Odessa, en Ukraine, à l’invitation de pirates russes. Ces derniers venaient d’être « briefés » par le FSB, qui leur avait promis l’impunité, à deux conditions. 21 ans plus tard, leurs liens ont été raffermis par la guerre en Ukraine. Mais aujourd’hui, les hackers ukrainiens se battent aussi contre eux, aidés par les Américains.

« On ne peut pas comprendre la cybercriminalité russe sans apprécier sa relation avec les intérêts de la Russie en matière de sécurité nationale », écrit Misha Glenny, un journaliste spécialiste de la Mafia et de la cybercriminalité, dans le Financial Times (FT).

Son article, sobrement titré « L’histoire inédite des pirates informatiques russophones d’aujourd’hui » (« The untold history of today’s Russian-speaking hackers », en VO), relève qu’« un indice se trouve dans une petite note intrigante à mi-chemin de la page d’accueil de Clop », l’un des gangs de « ransomware as a service » (RaaS) russophones les plus féroces :

« PS. Si vous êtes un gouvernement, une ville ou un service de police, ne vous inquiétez pas, nous avons effacé toutes vos données. Vous n’avez pas besoin de nous contacter. Nous n’avons aucun intérêt à divulguer de telles informations. »

Source