Création de la Filière Intelligence artificielle et Cancer

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Le 14 septembre, l’Inca a annoncé la création de l’association « Filière Intelligence artificielle et Cancer », un partenariat public/privé pour accélérer l’innovation et la recherche au bénéfice des patients.

Pour l’Institut national du cancer (Inca), l’utilisation de l’intelligence artificielle dans le traitement des données de santé sera décisive dans la recherche, quel que soit le champ couvert. De plus, elle peut contribuer ainsi au développement de nouvelles stratégies de diagnostic et de traitement pour les patients. Dans cette perspective, l’association « Filière Intelligence artificielle et Cancer » a été créée cet été.

La vision globale des autorités publiques alliée à la capacité de développement des industriels de santé

L’association, officiellement instituée le 3 août 2021, est composée de 11 membres fondateurs : l’Inca, le Health Data Hub, l’Alliance pour la recherche et l’innovation des industries de santé (Ariis), France Biotech et sept industriels de santé. Elle est investie d’une mission d’intérêt général.

Ce modèle correspond à la volonté de renforcer les partenariats entre la sphère publique et le secteur privé afin de stimuler la recherche contre les cancers au bénéfice de l’ensemble de la population. Pour ses fondateurs, il combine les forces de chacun d’entre eux dans leurs domaines respectifs. Les représentants publics apportent leur vision globale et fédératrice et garantissent, en tant que tiers de confiance, le respect de l’intérêt public par le bon usage des données. De leur côté, les industriels de santé apportent leur capacité de développement.

Des missions d’intérêt général

L’objectif principal de cette filière est d’améliorer la qualité et la pertinence de l’écosystème d’innovation en oncologie au bénéfice de tous les patients en :

  • Fédérant les membres fondateurs publics et privés au sein d’une initiative nationale qui peut profiter à l’ensemble de l’écosystème d’innovation en oncologie ;
  • Associant des données issues des projets des industriels aux données produites par des organismes publics en oncologie ;
  • Déployant et validant des technologies susceptibles d’étendre et de faciliter des projets de réutilisation des données en cancérologie (PRC) ;
  • Encourageant les industriels à produire des données en oncologie et favoriser leur utilisation au sein de la plateforme de données en cancérologie de l’Inca et de la plateforme de données de santé du Heath Data Hub ;
  • Développant et promouvant la recherche dans le domaine du cancer tout en encourageant le travail des chercheurs et des cliniciens autour des données en oncologie.

Les membres fondateurs ont signé la « charte des valeurs communes de l’association » qui définit les principes et les modalités que chacun se doit de respecter, en matière de transparence et d’éthique, dans le cadre de la mise en œuvre de ses missions.

Favoriser l’accès à l’innovation grâce aux données issues de la recherche

La filière va donc accompagner des projets d’industriels qui visent à proposer aux patients un accès plus rapide à des innovations plus nombreuses, quel que soit le champ de la cancérologie. Ils répondront à une double problématique : tout d’abord, l’amélioration de la connaissance avant, pendant et après la maladie grâce à la réalisation de projets de réutilisation des données en cancérologie. Dans ce cadre, l’association devrait mener 50 projets dans les cinq prochaines années.
La seconde problématique consiste à intégrer des données issues de la recherche privée à la plateforme de données en cancérologie créée il y a sept ans par l’Inca. Le partenariat va permettre l’intégration de données issues de recherches menées par les industriels sur les molécules ou les médicaments qu’ils développent à la plateforme de l’Institut.

Trois projets pilotes

Trois projets d’industriels du médicament ont été retenus comme pilotes de la filière. Le premier projet, du laboratoire AstraZeneca, compare les résultats issus de données publiques et privées dans le cadre du suivi à long terme de patients atteints d’un cancer du poumon ayant bénéficié d’un traitement sous ATU (autorisation temporaire d’utilisation). Le deuxième, porté par Amgen, vise à l’optimisation des séquences de traitement permettant de prolonger la survie des patients dans une hémopathie maligne (cancer du sang). Le troisième s’attache à apporter de nouvelles connaissances relatives à certains cancers avec altération moléculaire. Il permettra de décrire la prise en charge des patients atteints d’un cancer avec une altération moléculaire et de définir leur pronostic afin d’améliorer leur prise en charge.

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