Un « cloud européen est non seulement possible, mais terriblement nécessaire »

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Le directeur général d’Iliad-Free a publié un article dans le think tank Terra Nova sur la souveraineté du cloud et des données. Il demande à la Commission européenne d’élaborer de manière urgente « une politique de souveraineté cohérente et efficace ». Il ajoute que « L’Europe a besoin dans ce domaine d’un “Buy European Act”, miroir du “Buy American Act”, qui structure la politique américaine depuis longtemps ». Une idée déjà proposée depuis de nombreuses années dans le spatial par exemple.

Thomas Reynaud commence par rappeler une définition « triviale » du cloud : « utiliser pour soi l’ordinateur… de quelqu’un d’autre ». Dans ce domaine, « l’Europe dépend – et elle en est en grande partie responsable – de plus en plus d’acteurs comme Amazon Web Services, Microsoft, Google cloud platform, ou encore le chinois Alibaba qui fournissent plus de 75 % des services Cloud en Europe, avec une réelle efficacité ».

Il ajoute que « les data centers ne sont pas l’enjeu principal. C’est la maitrise de ce que l’on appelle la “couche logicielle”, celle qui permet de rendre intelligibles les données, de les exploiter, qui est au cœur de la bataille ». D’ailleurs, Amazon Web Services, Microsoft et Google « sont d’abord et avant tout des entreprises logicielles ».

Il revient ensuite sur les questions de Cloud de confiance et la certification SecNumCloud. Il affirme qu’un « Cloud européen est non seulement possible, mais terriblement nécessaire. Il n’y a pas de fatalité technologique qui nous condamnerait à n’être que des revendeurs européens de solutions logicielles américaines ou chinoises, car la bataille du Cloud n’est pas perdue ! ».

Quand on entend certains acteurs du secteur, on se dit qu’il reste quand même du travail sur la notion de « cloud souverain »… c’est notamment le cas d’Édouard Beaucourt, directeur général France de SnowflakeDB, lors d’une interview chez BFM Business. Il parle de cloud souverain avec AWS (Amazon Web Services), sur des « serveurs d’AWS ».

Sur la question du cloud act, il ne répond pas directement à la question et reconnait ne « pas être sur de savoir de ce que lois américaines permettent »… Plus tard on apprendra que « la société est de droit américain ». De quoi faire bondir le député Philippe Latombe.